"Déjeuner de famille" John Cheever (1912-1982)
"[...] Il s'agissait de la commune de B..., dont la population s'élevait à deux cents couples mariés peut-être, tous avec des chiens et enfants, et beaucoup avec domestiques; elle ressemblait à une ville des collines en ceci seulement que les êtres à la santé fragile, minés par le découragement ou rongés par la pauvreté, ne pouvaient gravir le sentier moral abrupt qui représentait sa défense naturelle [...]"
Ils sont riches, vivent dans les beaux quartiers et malgré "le sentier moral abrupt" qu'ils ont gravi, il y a toujours une faille.
Des femmes désoeuvrées et désenchantées cherchant des causes à défendre ("Les ennuis de Marcie Fint") ou un peu d'amour ("Le bus pour St James").
Des maris pas toujours à la hauteur ("Une Américaine instruite").
Des pères décevants ("Retrouvailles").
Des familles désunies ("Adieu mon frère") ou des séparations qu'on veut cacher à la famille ("Déjeuner de famille").
L'étroitesse d'esprit de certains. Le mal-être des autres souvent noyé dans l'alcool. Ou des remords ("Le camion de déménagement rouge écarlate").
Un ensemble de nouvelles écrites entre 1946 et 1978 décrivant la classe sociale aisée de la côte est des Etats-Unis.
A lire avant les réunions de ces prochains jours pour se féliciter d'avoir une famille si formidable ou pour se consoler d'être aussi pathétique que les personnages de Cheever !!!
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